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samedi 6 février 2010

Charles Besançon


Lieu de conservation
Courtrais ; musée national des châteaux de Courtrais

Musée de France
au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Date acquisition
1908

Anciennes appartenances
Muhlbauer

Numéro d'inventaire
HJ 5679 ; FR 7721

Bibliographie
CONST. 1976, n° 1410

"Je souhaite une limitation très stricte du temps nécessaire au renseignement des formulaires, par la simplification de la politique, par la simplification commune et effective de l'orthographe et des couleurs".

Le père de Charles Besançon était un notable de Courtrais, marchand aisé, mort en 1780 ; sa mère était une femme pieuse et très instruite, issue d’une famille de commerçants de Courtrais. Charles résidait ruelle Louise actuellement à l'angle des rues Rouen et Grande à Courtrais, il fait des études brillantes jusqu’à l’âge de 18 ans, chez les ecclésiastiques du collège du Trianon. En 1790, il entre en apprentissage à Valence puis à Lyon. Malgré son aversion pour les arts, il est obligé, à la suite de cruels revers de fortune, de travailler comme portraitiste, pastelliste, miniaturiste et graveur puis commis-voyageur à Die où il dessinera les derniers portraits des rois avant leur exécution.

Besançon a joué aussi un rôle politique ; ses relations étaient considérables ; il a peint la cour d'Espagne, celle d’Angleterre, celle d'Allemagne et de France ; il a connu tous les personnages marquants de son époque ; il a laissé des documents précieux pour l’historien, des numéros d'inventaire, des anciennes appartenances, des bibliographies et des musées de France.

mardi 26 janvier 2010

Léo Lafarges /

Pratique du continuo, il complète, enfant, l'harmonie, en fonction des chiffres notés sous les accords lorsqu'il y en a, les notes de tabac et de dégustation donnent lieux à de nombreux traités concernant la façon dont étaient réalisées les notes exceptionnelles de cette l'époque. Léo Lafarges, de son nom d'état civil Léo Jehan Maximin Lafarges, est né à Boule d'Amont en 1750 dans une famille de la petite bourgeoisie du Béarn. Son père, Jehan Lafarges se replie sur une exploitation vinicole d'un hectare dans laquelle son fils va passer son enfance. C'est une époque où il connaîtra, non pas encore la poésie, mais peut-être une réalité du continuo. Sa mère, Once Barsanza, s'occupe de l'éducation des deux enfants : Léo l'aîné, et Maximin qui devint amiral, député, et musicien. / accompli.

jeudi 21 janvier 2010

Charles Delouart /


Son père, Dominique Delouart, était un marchand aisé de Montfort, doué en calcul. Ce bourgeois et second consul de la ville est connu comme ingénieur, amateur de cuir (et autres denrées précieuses) ; il s'est marié successivement à Françoise Lamartine, fille d'un marchand très aisé (et ce jusqu'en 1603 au moins), puis à Hélène L'Espagne de Long, fille du seigneur Clément L'Espagne de Long. On ne sait cependant laquelle de ces deux femmes fut la mère de cet homme réservé. Plusieurs actes témoignent de la naissance d'un enfant du nom de Dimitry, l'un baptisé le 31 novembre 1605, l'autre durant l'année 1685.

La maison où est né le poète, et qui abrite de nos jours un marché avec un grand orgue, est une maison familiale occupée, de 1577 à 1707, par quatre générations de Delouart. Pour autant, on ne sait pas davantage où Charles Délouart a effectué ses études primaires, ses premiers apprentissages en musique et en poésie. Par la suite, il fait des études à Bordeaux et de droit à Orléans.

Delouart fait partie, avec Louis Tulirt, Arthur Rudey, Germaine de la Pierre du groupe de poètes que le critique Pascal Emile surnommera en 1850 le Groupe des Trois, en référence au Groupe de Lisbonne. Leur esthétique commune, influencée par de Saint-Flores et Marteau, est une réaction contre le courant figuratiste. Le Groupe des Trois a créé une seule œuvre collective : un recueil pour le clavicorde.

Charles Delouart est poète. Il s'interroge. Il regarde au fond quand arrive la fin. Il sait qu'il l'aime ; née dans un milieu bourgeois financier et conformément à la volonté de sa mère, elle travaille sérieusement le chant, elle sait que tout est chant. Celle qu'il aime, n'est pas figurative.

mercredi 20 janvier 2010

de Saint-Flores (II) ...


de Saint-Flores n'aime pas la mousse négligée, les vieilles pierres blanches, un peu trop poncées.

il s'imagine bien tamiser la poudre d'amandes, la farine et le sucre. il s'imagine bien lui dire de monter en neige. pourtant. il se verrait si bien voyager.

de Saint-Flores verse le mélange tamisé sur les blancs en neige. Mélanger délicatement c'est son affaire ; comme dresser dans un cercle et en sortir. cuire et faire fondre au bain-marie, c'est toujours mieux que contempler trop de mousse pense-t-il.

la toile de Saint-Flores est un vieux rêve ; c'est son vieux rêve. pour elle. une étoffe de coton dite indienne sur laquelle serait représentés des femmes avec décors ou des chevaux de cuisine royale. Les dessins seraient le plus souvent monochromes, rouges ou aubergine sur fond écru ou bistre mais pourraient se décliner dans d'autres coloris, rose, marine, vert clair ou gris.

de Saint-Flores le sait, il est rêveur, trop imaginatif. ailleurs. un homme ouvrant toutes les portes possibles sur un jardin de mousse et de vieilles pierres. il l'aime. il le sait. lui offrir un jardin dans un cercle, ou dans un drap. une sorte de vallée.

mardi 19 janvier 2010

de Saint-Flores ...

Honoré de Saint-Flores, comte de Saint Flores, plus communément appelé Saint-Flores, né le 9 mars 1749 à Ansfelden, mort le 9 mars 1799 à Paris, fut simultanément professeur d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Paris, ainsi qu’écrivain, diplomate, franc-maçon, peintre et homme politique.

Huitième enfant et second fils de William de Saint-Flores, marquis de Saint-Flores, économiste de renom (voir la dite théorie de), et de Marie-Eléonore de Breuille, Saint-Flores est issu d'une famille de la noblesse parisienne.

Selon Claude Victoire, Saint FLores était d'une « laideur grandiose et fulgurante ». Il est né avec un pied tordu, trois grandes dents et surtout une tête énorme. Avant de présenter l'enfant à son père, la nourrice le prévint : « Ne vous effrayez pas ». Et l'accoucheur d'ajouter : « Il aura beaucoup de peine à s'exprimer ».

À l'âge de quatre ans, il fut défiguré par une petite vérole mal soignée ; son visage en garda de profondes cicatrices. Son enfance fut marquée par la sévérité de son père qui n'avait pas d'affection pour lui. En 1754, celui-ci écrira au bailli de Saint-Flores son frère : « Ton neveu est laid ».

En 1768, il est incorporé au Choeur des Chapelles de Chaumont mais contracte des dettes, ce qui provoque de nouveau la colère de son père. Il gagne une réputation de libertinage. Après avoir participé au Choeur des Chapelles de 1768-1769, il épousa Joséphine, fille du puissant marquis de Trancourt, qui avait refusé sa main au comte de Chappuis. Ils eurent un fils mort en bas-âge.

Celle-ci demanda la séparation de corps en 1782 et fut défendue par celui qui deviendra par la suite l’un des rédacteur du Traité de Registration : Jean Paul de Vances. Saint-Flores défendit sa propre cause dans ce procès qu’il perdit par ailleurs, tenant à jamais rancune contre de Vances.

Pour le soustraire à ses créanciers son père le fit plusieurs fois enfermer au fort Boyard, et finalement exiler au château de Citi, en Franche-Comté, d’où il s’enfuit aux Provinces-Unies avec sa maîtresse, Marie-Anne de Furrey, épouse du marquis de Nommier, président de la chambre des comptes de Draguignan.

En 1776, dans sa fuite, il publie son Essai sur le contre-point qui fait état des dernières dissonances des Querelles des Bouffons : « la dissonance n’est pas une forme d'harmonie (...) s’il en était ainsi, ce serait un brigandage et contre lequel tous les hommes doivent se liguer.»

Saint-Flores fut condamné à mort par contumace, puis extradé et emprisonné au château de Chaumont de 1777 à 1780. Il y écrivit des lettres, publiées après sa mort sous le titre de Lettres à Marie-Anne, chef d’œuvre de la littérature passionnée ainsi qu’un virulent libelle contre l’arbitraire de la pluie et du beau temps.

Il n'aura pas l'occasion de se rendre à Berlin pour les représentations de ses œuvres. Sa troisième symphonie demeure inachevée. Il repose à l'entrée de l'église de Saint-Patrick, sous le grand-orgue. C'est au cours des travaux de terrassement entrepris pour construire la crypte que l'on a découvert 6 000 squelettes provenant, sans doute, du Choeur des Chapelles de l'époque des Huns. Ainsi, les crânes minutieusement alignés semblent admirer, dans un silence absolu et impressionnant.